Exemples récents de nos mandats

 

Une équipe de chercheurs impliquant différentes organisations dont Groupe d’analyse révèle l’existence d’un lien entre la dépression résistante au traitement, la probabilité accrue d’interactions médicamenteuses et les pathologies préexistantes favorisant l’apparition d’effets indésirables dans le cadre de traitements basés sur une augmentation des psychotropes

Jeudi 21 janvier 2021

Une équipe composée de chercheurs de Groupe d’analyse, Ltée., de Janssen Scientific Affairs, LLC. et du New York Medical College a découvert que les patients souffrant de dépression résistante au traitement (DRT) présentent, lorsqu’on leur administre un traitement basé sur une augmentation des psychotropes, un risque plus élevé d’interactions médicamenteuses et davantage de pathologies préexistantes favorisant l’apparition d’effets indésirables que les patients souffrant d’un trouble dépressif majeur (TDM) classique. La DRT – qui touche environ 30% des adultes traités par voie médicamenteuse pour TDM – se manifeste généralement par l’absence de réponse d’un patient suivant l’administration d’au moins deux antidépresseurs différents lors d’un épisode de TDM. Le traitement par augmentation médicamenteuse prescrit contre la DRT implique la prise de médicaments tels que des antipsychotiques « atypiques » visant à améliorer l’efficacité des antidépresseurs pris par le patient. Présentée au congrès de psychopharmacologie Psych Congress 2020, cette étude a été menée dans l’objectif de combler un besoin dans la recherche et d’aider à la prise de décision concernant les risques liés aux traitements par augmentation médicamenteuse n’impliquant pas des antidépresseurs chez les patients souffrant de DRT.

L’équipe de chercheurs, dont Patrick Lefebvre (Associé directeur), Dominic Pilon (Vice-président), Masha Zhdanava (Responsable de projet sénior) ainsi que Carmine Rossi et Laura Morrison (Responsables de projet), a mené une étude rétrospective de cohorte appariée comparant 3 414 patients souffrant de DRT à un nombre équivalent de patients souffrant de TDM sans DRT. Les résultats ont révélé que les patients souffrant de DRT sont 12,92 fois plus susceptibles de présenter au moins deux interactions médicamenteuses que les patients souffrant de TDM et 6,35 fois plus susceptibles d’en présenter trois. En outre, la probabilité de rencontrer une pathologie préexistante – dont des maladies cardiovasculaires – favorisant l’apparition d’effets indésirables liés à un traitement par augmentation médicamenteuse n’impliquant pas des antidépresseurs est 1,33 fois supérieure chez les patients souffrant de DRT. Les auteurs en ont conclu que les patients souffrant de DRT voient leur pronostic de rémission compromis et que les cliniciens doivent, pour les aider, surmonter des obstacles bien précis en raison notamment du peu de recherche existant pour les aider dans leur prise de décisions, du risque d’interactions médicamenteuses chez les patients et du fait qu’ils puissent être porteurs de pathologies préexistantes favorisant l’apparition d’effets indésirables, sans oublier les clauses de pré-autorisation auxquelles les assurés souscrivent, soit une combinaison de facteurs constituant un frein potentiel à l’accès à des traitements innovants.

 


 

L’associé directeur Marc Van Audenrode témoigne dans le cadre du litige lié à l’adoption de la Loi 15

Mercredi 22 juillet 2020

Dr. Marc Van Audenrode, associé directeur du Groupe d’analyse, a été retenu comme expert en économie par le Ministère de la Justice du Québec dans le cadre du litige lié à l’adoption de la Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal (« Loi 15 ») par l’Assemblée nationale du Québec en 2014. Cette loi, qui vise à encadrer certains aspects des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal dans le but d’en assainir la santé financière et d’en assurer la pérennité, a été fortement contestée par les syndicats de différentes organisations municipales qui soutiennent que son adoption porterait atteinte à la liberté fondamentale d’association, notamment le droit de négocier collectivement les conditions de travail.

Soutenu par une équipe du Groupe d’analyse incluant le vice-président Martin Cloutier et les responsables de projet sénior Catherine Gendron-Saulnier et Alix Duhaime-Ross, Dr. Van Audenrode a soumis une analyse économique détaillée de l’environnement économique pertinent dans le contexte la Loi 15. Lors du procès, Dr. Marc Van Audenrode a ainsi témoigné sur la situation économique du Québec au cours de la période entourant l’adoption de la Loi 15, en présentant notamment une analyse de la performance des marchés financiers, de la composition démographique des travailleurs québécois, de leur niveau de préparation à la retraite et de la situation financière des municipalités touchées par la Loi 15.

Dans son jugement, rendu le 9 juillet 2020, le juge Moulin de la Cour Supérieure du Québec prend en compte le poids grandissant des régimes de retraite dans le coût de la rémunération globale des employés municipaux, citant notamment l’expertise du Dr. Marc Van Audenrode. Le juge Moulin conclut par ailleurs qu’il n’y a pas lieu de déclarer inconstitutionnels les articles de la Loi 15 en lien avec les participants actifs, tout en reconnaissant les droits acquis des participants retraités. 

 


 

Groupe d’analyse participe à l’effort d’évaluation des risques liés à la reprise de l’activité économique au Québec

Mardi 30 juin 2020

Une équipe d’économistes travaillant pour Groupe d’analyse, l’un des plus gros cabinets internationaux de conseil en économie, s’est portée volontaire pour assister le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) dans le cadre d’un projet pro bono visant à évaluer les risques liés à la reprise de l’activité économique au sein de la province ainsi qu’à favoriser la prise de décisions éclairées en cas de deuxième vague de COVID-19. Ce projet impliquait notamment d’adapter l’Outil d’évaluation des risques et des bénéfices de la Vancouver School of Economics à la situation québécoise.

L’Outil d’évaluation des risques et des bénéfices adapté au Québec ainsi obtenu intègre la façon dont la densité de population, les rouages économiques et les préférences sociétales propres à la province peuvent jouer un rôle crucial dans le risque de transmission virale en milieu professionnel et ce, pour plus de 100 professions, tout en tenant compte de l’importance que chaque profession revêt au sein de l’économie québécoise. Composé de graphiques intuitifs et interactifs, il permet de visualiser et comprendre des données complexes provenant de différentes sources : celles relatives aux aspects d’une profession ayant potentiellement une incidence sur le risque de transmission proviennent du site O*NET OnLine, tandis que celles portant sur les travailleurs, obtenues de Statistique Canada, sont issues des Enquêtes sur la population active du Canada menées entre 2010 et 2020 et du Recensement de la population de 2016. Les législateurs peuvent ainsi utiliser l’outil afin d’évaluer, dans un grand nombre d’industries, le risque de transmission virale associé à de nombreuses professions et en tenir compte lors de la prise de décisions.

Le nombre de personnes qu’elle emploie, les pertes d’effectifs liées au coronavirus et la contribution économique du secteur, mesurée par la part qu’il représente dans le produit intérieur brut de la province, sont les critères qui déterminent le bénéfice associé à la réouverture d’une industrie. L’outil tient par ailleurs compte des facteurs de risque professionnel tels que la proximité physique des employés, le nombre de contacts en face-à-face, le fait que l’activité se fasse à l’intérieur ou à l‘extérieur et dans quelle mesure celle-ci nécessite un contact avec des clients externes ou le public.

L’indice de risque intègre également des facteurs socioéconomiques propres à chaque travailleur. Ainsi, le fait de vivre avec un membre du personnel des services de santé, de prendre les transports en commun ou d’être dans l’impossibilité de travailler à distance, sans oublier les conditions de vie et le taux d’occupation du logement par rapport à sa superficie, peuvent avoir une incidence sur le risque de transmission.

Les membres de Groupe d’analyse impliqués dans ce projet aux côtés d’une équipe d’experts du CIRANO sont Lisa Pinheiro, Associée directrice, Jimmy Royer, Associé, Patrick Gagnon, Responsable de projet sénior ainsi que Timea Laura Molnar et Jutong Pan, tous deux Responsables de projet. L’Outil d’évaluation des risques et des bénéfices adapté au Québec a été conçu en collaboration avec le Groupe de recherche sur le capital humain de l’Université du Québec à Montréal, l’Université Dalhousie et la Vancouver School of Economics de l’Université de la Colombie-Britannique. Il est en libre accès, en français et anglais, sur le site du CIRANO.

Cet outil a été présenté à l’Institut national de santé publique du Québec, à la Commission des partenaires du marché du travail, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, à Santé Canada et à Statistique Canada.

 


 

[Haut de la page]

Retour à la page Groupe d'analyse 

Exemples récents de nos mandats
  • Groupe d'analyse
    1190 avenue des Canadiens-de-Montréal
    Tour Deloitte, Suite 1500
    Montreal, Quebec H3B 0G7
    Canada
  • Tél. : 514-394-4460
    Téléc. : 514-394-4461
    Envoyez-nous un courriel